Bath Fringe

Comme à Montréal, c’est la saison des festivals à Bath. Et comme à Montréal, il y a un festival Fringe.  La programmation offre musique, art, théâtre et comédie, du classique au plus absurde. Il y en a pour tous les goûts et donne droit à des événements, disons particuliers…

Compagnie Cacahuète

Je ne suis pas une amatrice de théâtre ni de prestation de rue, mais je me suis lancée dans une expérience avec la compagnie Cacahuète. La bande tourne depuis plus de 20 ans et j’ai assisté à la représentation de l’Enterrement de ma mère. Fait intéressant : les scènes se déroulent un peu partout dans les rues, les spectateurs sont donc invités à suivre la troupe tout au long de l’histoire. Chaque site/ville étant différent-e, les acteurs se voient parfois d’improviser, ce qui attire des situations cocasses. Bloquer le trafic, entendre les sirènes de police et courir dans les rues, cercueil en mains, ne faisait sûrement pas partie de la mise en scène! J’ai bien aimé regarder les passants qui se posaient des questions, peut-être plus que la «pièce de théâtre» en tant que telle…J’aurais essayé.

The Heart of Darkness, inspiré du livre du même nom de l'auteur Joseph Conrad

Ce que j’aime par contre, c’est les happenings dans des endroits inusités, comme par exemple, une exposition multimédia dans les voûtes d’une ancienne gare de trains. The Heart of Darkness regroupait 7 artistes en arts visuels et explorait les différentes facettes de la noirceur. C’était en fin de journée et j’étais la seule et dernière à visiter les installations. Une expérience en soi: le spectateur est à la fois témoin et participant, les coins noirs des voûtes donnaient la frousse. Littéralement. Les œuvres affichées nous poussaient à se rapprocher d’elles mais avec réticence. On en redemande!

En cours de route...

Dans la même optique, les installations in situ me plaisent tout autant. Une galerie aménagée dans une ancienne boutique de vêtement nous menaient, par je ne sais quel moyen, vers une salle, ensuite un garde-robe, tantôt un placard et finalement dans un autre bâtiment. Interminable (dans le bon sens du terme). Totalement à l’opposé du classique cube blanc, une variété d’ambiances était ici exploitée.

Finalement, j’y ai découvert le travail de Mrs Smith qui fait dans le «graffiti» textile, une combinaison gagnante. Son site n’a pas beaucoup de contenu mais donne le ton. Mrs Smith utilise tissus, rubans, pompons et tricots pour égayer le béton des rues. C’est vraiment mon genre d’intervention. Et ça ne fait de mal à personne! D’ailleurs, il m’est arrivée une fois à Montréal de voir un poteau de signalisation enroulé de laine multicolore. Gardez l’œil ouvert…

Publicités
Galerie | Cet article a été publié dans Art, Street art, Textile. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s